Kharkiv, en 2022. « Les trams ne circulent plus depuis fin février. » Il y a parfois des moments de calme dans cette ville hantée par la guerre. Les gens se rencontrent dans les lieux encore intacts : le stade de foot, une église, un bureau dans un immeuble. Au fil des nouvelles qui forment ce recueil, le lecteur croise les destins de personnages très différents, qui étaient musiciens, profs ou consultants ; aujourd’hui, leur vie a basculé. Ils sont tous très occupés : ils évacuent les survivants d’un quartier bombardé ; proposent un travail à un soldat blessé de retour du front ; assistent à l’enterrement d’un commandant d’unité…
Chacune de ces nouvelles laisse une impression profonde. Serhiy Jadan parvient à exprimer la vulnérabilité ressentie par les habitants de la ville, ainsi que les changements radicaux imposés à la vie quotidienne dans ce contexte de guerre. La mort est omniprésente, mais l’espoir demeure, et les relations humaines deviennent encore plus précieuses.
« Serhiy Jadan saisit des situations ordinaires rendues particulières par le conflit, à travers des personnages sans âge et une écriture imagée et vivace. Attentive aux détails, elle permet de laisser la guerre affleurer sans jamais la commenter. » Cécile Dutheil de la Rochère, AOC media
« Qui a lu ne serait-ce qu’une seule de ces nouvelles, ne l’oubliera pas de sitôt. » Der Tagesspiegel
« Les nouvelles de Jadan montrent que la liberté et la dignité ne sont pas abstraites, mais concrètes. » Joseph Wälzholz, Welt am Sonntag
« Ceux qui ont lu les récits de Jadan peuvent imaginer à quel point il serait important pour les Ukrainiens de ne plus devoir vivre dans la peur. » Hubert Spiegel, Frankfurter Allgemeine Zeitung
« Un cycle mélancolique de récits littéraires soigneusement composés, qui sont souvent liés entre eux par des personnages, des motifs et des références thématiques. (...) Néanmoins, le ton est laconique, parfois ponctué d’humour caustique. » Sigrid Löffler, Berliner Zeitung
« Les nouvelles sont dépouillées et simples, leur langage est austère. Mais les flashbacks et les réflexions sont disposés avec précision, aucun mot n’est superflu, les conversations sont strictement liées au moment présent. (...) On trouve aussi de l’espoir dans ce livre intelligent, hautement humain et dénué de pathos. » Jörg Plath, Neue Zürcher Zeitung
« Les récits de Serhij Zhadan atteignent, dans leur simplicité, une monumentalité shakespearienne. Ils sont la preuve que l’art est possible, et même nécessaire, aussi en temps de guerre. » Erich Klein, Falter


